Initiation au compostage

Pendant mes vacances, j’ai eu la chance de profiter d’un jardin muni d’un composteur. J’ai donc pu découvrir les principes du compostage, aidée du guide du compostage fourni par la commune, ainsi que du Larousse du jardinage bio.
L’idée est de décomposer les matières vivantes (fruits, légumes, déchets du jardin) afin de les utiliser comme engrais (le « compost »). C’est donc une des bases du jardinage bio, puisque, comme nous l’avons vu à propos l’agriculture biologique, le principe est de créer une sorte de « cyle de vie » : les restes de culture du jardin vont nourrir la terre, qui va faire pousser de nouvelles cultures, et ainsi de suite.
 
On peut donc mettre au compost tout ce qui vient du jardin, ou pourrait en venir : les fruits, les légumes (sans noyau ou pépin) et tous les déchets végétaux (tonte de pelouse, feuilles mortes, fleurs fanées, etc.). Mais on peut également y mettre tous nos restes de repas, à l’exception de la viande et du poisson — qui risqueraient d’attirer rongeurs et autres animaux — et des os et arêtes, trop difficiles à dégrader. Mais le pain et les pâtes vont au compost, de même que le marc de café (et le filtre), le thé (et le sachet), les coquilles d’oeufs, et bien sûr, toutes les épluchures.
Ce qui est plus surprenant, c’est qu’on peut également y mettre des mouchoirs et serviettes en papier, du sopalin, et même du papier journal ou des sacs en papier (découpés en petits morceaux). Cependant, ne voyons pas là une incitation à utiliser des serviettes en papier et du sopalin, dont l’usage n’est absolument pas écologique, puisqu’ils pourraient être remplacés par des éléments lavables et donc réutilisables. De même, il est certainement préférable de jeter les journaux au tri sélectif, afin qu’ils soient recyclés et réutilisés.
La recette du bon compost est en fait de mélanger matières humides et matières sèches  : les matières humides (déchets de cuisine, notamment) sont celles qui pourrissent le plus rapidement, tandis que les matières sèches (déchets de haies persistantes, cartons, journaux, etc.) se dégradent lentement. Il faut donc bien équilibrer son mélange pour que le compost soit réussi. Au bout de quelques mois, on obtient un résultat qui a l’aspect d’une terre foncée : le compost est alors prêt à être utilisé, mélangé à la terre ou bien en « paillis », c’est-à-dire appliqué en couche d’1 cm sur le sol.
Faire son compost n’est donc pas une tâche très compliquée, et la liste des ingrédients pouvant être compostés est finalement relativement courte. Le plus difficile en fait est de prendre cette nouvelle habitude de conserver ses déchets de cuisine, de mettre à part ce qu’on avait l’habitude de jeter à la poubelle. Mais après quelques jours, cela devient un réflexe. Et aujourd’hui, alors que je suis revenue à la vie sans composteur, je me rends compte de la quantité de déchets qui partent à l’incinérateur alors qu’ils pourraient être réutilisés.

Sources :
Larousse du jardin bio, ed. Larousse, 2007.
Vidéo : « Réaliser son compost », Truffaut.tv http://bit.ly/drLAEI
Vidéo : « Faire son compost » http://dai.ly/a3S4nv

Planète Durable : mon coup de coeur

Mon coup de cœur du salon Planète Durable, c’est la Moulibox ! Il s’agit d’un mini-composteur d’intérieur qui vous permettra à la fois de diminuer la part de vos déchets qui partiront à l’incinérateur et de vous initier au lombri-compostage, c’est-à-dire le recyclage des déchets organiques par les lombrics.
En effet, après commande sur le site www.moulibox.fr, vous recevrez une jolie boîte — fabriquée en France — contenant un sac de terreau bio et ses lombrics. Il ne vous reste plus qu’à les nourrir (l’équivalent d’une poignée par semaine) avec leurs mets préférés : fruits et légumes crus ou cuits, riz et pâtes, marc de café, sachets de thé…

Bien sûr, ce mini-composteur n’est pas comparable à un vrai lombri-composteur, et vous ne pourrez pas y mettre tous vos déchets organiques, loin de là. Il a surtout une vertu pédagogique, car il permet de comprendre le fonctionnement du lombri-compostage. Néanmoins, pour ceux qui comme moi ne disposent pas de l’espace nécessaire pour accueillir un lombri-composteur grand format, la Moulibox se présente comme une première étape intéressante : 10 kg de déchets en moins chaque année, c’est toujours mieux que rien !

D’autant que ce mini-composteur présente deux avantages : d’abord, au bout de quelques mois, vous pourrez récupérer le compost qui servira à fertiliser vos plantes ; ensuite, vous aurez la chance de voir pousser des plants de tomates, pommier, poirier ou autre (selon ce que vous y mettrez). Vous n’aurez alors plus qu’à les replanter et démarrer ainsi un nouveau cycle de vie !