Savoir Vert se refait une beauté

Savoir Vert est en plein relooking. Il est d’abord passé de Blogger à WordPress, et son adresse est désormais www.blogsavoirvert.com.

Si vous ne reconnaissez pas le blog lors de vos prochaines visites, pas d’inquiétude, je suis juste en train de faire quelques essayages. ;-)

Ordinateur inactif : laisser en veille ou éteindre ?


C’est une question que je me pose depuis longtemps : lorsqu’on ne va pas utiliser l’ordinateur pendant un certain temps, par exemple pour la pause déjeuner, vaut-il mieux le mettre en veille ou l’éteindre ? Et après combien de temps d’inactivité ?

Pour répondre à cette question, il est nécessaire de connaître la consommation d’un ordinateur allumé, et de comparer ce chiffre avec la consommation en veille. On considère évidemment que la consommation de l’ordinateur éteint est nulle (ou quasi nulle).


Les différents modes de veille

Mes recherches m’apprennent tout d’abord qu’il existe plusieurs modes de veille :
- veille
- veille prolongée
- veille hybride (sur les PC fixes équipés de Windows Vista ou une version ultérieure)

  • La veille met l’ordinateur en état d’économie d’énergie. L’écran s’éteint, mais l’ordinateur reste allumé. Ainsi il se remet en route très rapidement lorsque vous souhaitez rependre le travail. Il faut le différencier de l’écran de veille, qui évite de laisser une image fixe sur l’écran.
  • La veille prolongée est proche de l’ordinateur éteint. D’après le site de Windows, c’est un mode conçu principalement pour les ordinateurs portables. Les documents et programmes ouverts sont enregistrés sur le disque dur, puis l’ordinateur se met hors tension. La consommation d’énergie est alors quasi nulle.
  • La veille hybride est à mi-chemin entre veille et veille prolongée : tous les documents et programmes ouverts sont mis en mémoire et sur le disque dur. L’ordinateur se met alors en basse consommation. Ce mode permet de rallumer l’ordinateur très rapidement, sans toutefois risquer de perdre des données en cas de coupure de courant.

La veille hybride est aujourd’hui sélectionnée par défaut sur les ordinateurs de bureau, mais il est possible de modifier ce paramètre si on le souhaite.

Consommation en veille

Le mode veille n’éteint pas l’ordinateur, seulement l’écran. La consommation reste donc élevée puisque, comme nous l’avons vu dans notre article sur la consommation des PC, un ordinateur consomme de 50 à 140W sans l’écran. L’avantage est qu’on peut sortir de la veille en seulement quelques secondes, et reprendre son travail très rapidement.

Dans le mode veille prolongée, la consommation est quasi nulle, puisque l’ordinateur est presque éteint. Il pourrait sembler très utile de choisir ce mode de veille. Néanmoins, comme nous l’avons vu, ce mode a été conçu particulièrement pour les ordinateurs portables. Dans le cas des ordinateurs fixes, je ne suis pas certaine que cela soit véritablement avantageux. J’ai testé ce mode à plusieurs reprises et j’ai mis à chaque fois beaucoup de temps à sortir de la veille prolongée. Il m’a fallu à peu près le même temps pour reprendre mon travail que si je démarrais l’ordinateur. Dans ce cas, autant éteindre l’ordinateur complètement.

Le mode de veille hybride, d’après le site Winmacsofts, consomme environ 5W, ce qui est très peu par rapport à un ordinateur en marche. L’avantage, pour un ordi fixe, est qu’on sort assez rapidement de la veille et qu’on peut reprendre le travail en moins d’une minute.
Il faut toutefois à noter que les modes de veille hybride et prolongée ne permettent pas un « nettoyage » de la mémoire RAM. Il est donc recommandé d’éteindre son ordinateur de temps à autre. De plus, la sortie de veille est parfois imparfaite et le son ou la connexion internet sont perdues, ce qui amène alors à redémarrer l’ordinateur.

Quelle veille choisir et quand ?

Nous connaissons à présent la consommation des différents modes de veille : 
- veille : 50 à 140W
- veille hybride : 5W
- veille prolongée : 0W
Il nous reste à connaître la consommation d’un ordinateur au démarrage, afin de savoir quand il est pertinent d’éteindre l’ordinateur plutôt que le laisser en veille. D’après WinMacSofts, un PC portable consomme 63W à l’allumage, et un PC fixe 165W. Cependant, il s’agit d’un pic de consommation qui ne dure que quelques minutes au plus.

Le calcul est simple : si on laisse son ordinateur allumé pendant 1h, il consommera en moyenne 100W. Si on le laisse en veille hybride : 5W + l’allumage, avec un retour au travail très rapide (puisqu’il n’est pas nécessaire de fermer/ouvrir les programmes). Si on éteint l’ordinateur : 0W + l’allumage, avec un temps plus long pour la reprise du travail (chez moi, près de 5 min).

Conclusion

Ainsi, le choix de mettre en veille ou éteindre dépend de la rapidité avec laquelle vous souhaitez pouvoir reprendre le travail. Mais il semble évident que même pour une pause relativement courte (20-30 min), il est plus économique de ne pas laisser l’appareil allumé.
Pour ma part, je privilégie la veille hybride afin de reprendre le travail rapidement. J’ai décidé de mettre l’ordinateur en veille dès que je le laisse pour au moins 20 minutes. Si je sais que je vais le réutiliser dans la journée, je le laisse en veille. En revanche, je l’éteins pendant la nuit, non seulement parce qu’il va rester inactif pendant près de 10h, mais également pour « nettoyer » la RAM.

J’ai également paramétré la veille pour les périodes d’inactivité plus courtes. Au bout de 5 min d’inactivité, l’écran s’éteint, et au bout de 20 minutes, il passe automatiquement en veille hybride.

Ces différentes habitudes permettront, je l’espère, de réduire significativement ma consommation électrique.

Sources :

Windows – Veille et veille prolongée : Forum aux Questions
WinMacSofts – Belkin Conserve Insight : Le test et le point sur la consommation de vos périphériques
Forum CNet France – Veille prolongée ou éteindre le PC ?

Papier alu, film alimentaire : par quoi les remplacer ?


Pour protéger et conserver ses aliments, on a pris l’habitude d’utiliser du film alimentaire ou du papier aluminium. Aujourd’hui, je souhaite supprimer ces éléments de ma cuisine pour deux raisons :
- parce que ce sont des éléments jetables et que je préfère valoriser le durable
- parce qu’il est de plus en plus souvent question de la toxicité du plastique et de l’aluminium

Emballer ses restes d’aliments
Il n’existe à ma connaissance pas vraiment d’équivalent durable au film plastique que l’on va poser sur le bol contenant un reste de sauce. La seule solution consiste à placer les aliments dans une boîte hermétique. Cependant, la fameuse Tupperware n’est pas plébiscitée puisqu’elle est en plastique et donc potentiellement toxique. Néanmoins, dans un premier temps, j’ai décidé de continuer à utiliser ces boîtes, à la seule condition de ne pas les faire chauffer (car la chaleur augmente le risque).

Durable, mais potentiellement toxique
Il est préférable d’utiliser des récipients en verre pour leur innocuité et la possibilité de les faire chauffer sans risque, y compris au micro-ondes. Cependant, en général, même les boîtes en verre sont toute de même vendues avec un couvercle en plastique.
Mieux, mais il y a encore un peu de plastique

Une autre possibilité est de réutiliser des bocaux en verre, avec couvercle en métal. Il est simple de récupérer les pots de confiture vides ou les bocaux de légumes cuisinés.

L’idéal, et en plus c’est de la récup !
Emballer son sandwich
Curieusement, les concepteurs de nouveaux produits semblent s’être sentis d’avantage concernés par le problème de l’emballage du sandwich. On découvre ici un certain nombre d’innovations intéressantes. 
On trouve par exemple cet emballage en plastique recyclé, garanti sans BPA ni phtalate.
Emballage de sandwich en plastique non toxique
Ou encore cet emballage en tissu, qui a un double avantage : protéger le sandwich lors du transport, et servir de nappe lors du repas. Je trouve cette idée plutôt ingénieuse, notamment lorsqu’on emporte son sandwich pour déjeuner au bureau, comme l’illustre la vidéo : 


Cependant, la boîte Tupperware peut là encore être utilisée dans un premier temps.


Des emballages écologiques
Il reste donc encore pas mal de travail à faire dans le domaine des emballages écologiques. L’idéal serait d’inventer des emballages réutilisables, et qui ne présentent aucune toxicité. D’après ce billet datant de 2010, il existe un projet de recherche appelé Flexpakrenew dont le but est de créer un matériau d’emballage à base de ressources renouvelables, pour remplacer le film plastique. Le projet semble toujours en cours.

Le blog « L’emballage écologique » recense également quelques innovations dans le domaine de l’emballage éco-responsable. C’est un sujet vaste car les emballages sont partout : l’emballage du produit alimentaire, le sac offert par le commerçant, le restaurateur qui livre les repas, le colis et la protection du contenant, etc.
La simple question de départ « comment remplacer le film plastique ou le papier alu ? » nous amène donc vers un sujet beaucoup plus large qui est celui de l’emballage écologique.

Acheter un lave-linge écolo

Ma machine à laver est tombée en panne : il me faut donc acheter un nouveau lave-linge. Certains d’entre vous diront probablement que j’aurais pu la faire réparer. Peut-être. Mais pour le savoir, cela m’aurait coûté cher, et cette machine avait déjà eu plusieurs mésaventures (j’ai largement rentabilisé l’extension de garantie).

Comme la majorité des gens dans mon cas, je préfère donc changer de machine. Et quitte à changer, je souhaite évidemment sélectionner un modèle le plus écologique possible.

Le Guide Topten

Je commence simplement par chercher dans Google « lave-linge écolo » et j’arrive rapidement sur le site du Guide Topten français. Il s’agit d’une initiative du WWF France et de l’association de consommateur CLCV. On y trouve les classements écologiques des appareils économes en énergie.  Ce qui signifie que pour chaque classe d’appareil, Topten va lister les plus écolo.

Pour les lave-linge, Topten fournit un tableau très complet, qui permet de faire son choix en fonction de différents critères, comme la consommation d’eau, d’électricité, ou évidemment le prix.

Tableau topten des lave-linge
Tableau des lave-linge, capture du 08/09/12.

On m’a beaucoup vanté les mérites de la marque Miele, qu’il s’agisse du dernier dépanneur sur la machine ou de mon entourage. Je m’intéresse donc particulièrement aux modèles de cette marque, qui figure à plusieurs reprises dans ce tableau.

Je cherche ces modèles sur le site de Darty, car je souhaite bénéficier de la SAV en cas de problème. Malheureusement, je ne trouve aucun de ces modèles chez Darty. Une rapide recherche sur Internet me montre qu’on ne les trouve que dans des boutiques en ligne. Pourtant, le tableau est récent puisqu’il date de juillet 2012.

J’envoie alors un mail à Topten pour leur exposer mon problème et leur demander s’ils comptent publier un nouveau tableau prochainement. On me répond que le marché bouge très rapidement, ce qui explique pourquoi les lave-linge de la sélection ne sont déjà plus disponibles en magasin, et que l’offre en ligne est de fait plus large qu’en magasin. Une suggestion, étant donné l’urgence de mon besoin, est d’utiliser leurs critères de sélection pour faire mon choix en magasin.

La sélection personnelle

Je décide donc de faire ma propre sélection de lave-linge sur le site Darty.fr en partant de 3 critères de sélection :
- lave-linge à hublot
- avec départ différé
- de classe énergétique A+++

Il me reste alors une liste de 20 machines avec des prix allant de 499€ à 1705€.

Pour réduire cette sélection, je commence par regarder la qualité d’essorage, puisque toutes les machines sélectionnées par TopTen ont une qualité d’essorage A. Je supprime ainsi toutes les machines qui ont une qualité B. Je suis d’ailleurs surprise par le nombre de machines que je dois supprimer de la sélection.

Après ce premier écrémage, la sélection descend à 11 machines.

A ce stade, j’ajoute un critère personnel, qui est celui des dimensions, car je ne peux prendre une machine dont la profondeur dépasse 60 cm. Je supprime donc 2 modèles à la sélection.

Il reste alors 9 modèles en sélection dont les prix vont de 499€ à 1299€. Mais les informations figurant sur le site de Darty au sujet de la consommation d’eau et d’électricité ne me paraissent pas suffisantes, puisque le chiffre de consommation d’eau semble calculé sur un programme coton 60°C uniquement.

Or le guide Topten explique que la nouvelle étiquette énergie doit fournir des informations sur plusieurs types de programmes. Ces informations figurent peut-être sur le site du constructeur. C’est pourquoi je décide d’aller chercher des informations supplémentaires afin de choisir une machine parmi ces 9 modèles.

Les sites des constructeurs

Le passage par le site des constructeurs est utile. Très honnêtement, je n’ai pas passé en revue les 9 modèles. J’ai cherché un modèle sur le site de LG, par exemple, et découvert qu’il était abandonné. Je ne sais pas ce que cela signifie, mais en tant qu’acheteur, ça ne donne pas confiance.

J’ai également remarqué des différences entre les chiffres donnés sur le site du constructeur et le site de Darty. Pourquoi cette différence ? Je pense qu’il s’agit simplement d’une erreur de la part de Darty, car ils ne font a priori que reprendre les chiffres des constructeurs.

Et puis parfois, il y a des petits plus, des vidéos par exemple, qui décrivent tout ce que la machine sait faire, et qui vont être déterminantes pour l’achat… ;-)

La gagnante

La machine que j’ai choisie est la Siemens IQ 800. L’ironie de l’histoire est qu’elle figure dans le tableau de Topten, en 3ème position, juste après les modèles de Miele qui ne sont plus en magasin.

Non seulement elle remplit tous les critères de base du lave-linge écolo, mais en plus, elle ne va utiliser que la quantité de lessive et d’eau nécessaires en fonction du linge (qu’elle va peser). N’est-ce pas formidable ? :-)

Planète Durable 2011

Comme chaque année, je suis allée au salon Planète Durable. Mais cette année n’était pas comme les autres. Première remarque en arrivant : le salon a diminué de moitié. Il était vraiment très grand les années précédentes, avec de grands stands à l’entrée, qui impressionnaient à l’arrivée dans le salon. Cette année, si on retrouve comme à l’habitude GDF-Suez et Weleda, il y a peu de grands stands. De plus, les visiteurs étaient peu nombreux. Si bien que j’ai eu en arrivant un sentiment de tristesse, car je sentais que cette édition était peut-être la dernière.

Ce sentiment a été conforté après discussion avec des exposants du salon. Les stands étaient beaucoup moins chers que les années précédentes, pour les inciter à venir. Ils n’ont pas eu beaucoup de visites, alors que j’ai visité le salon un samedi. Quant aux conférences et animations, elles sont quasiment inexistantes, au point qu’elles ne sont même pas annoncées dans le guide visiteurs. Alors que l’année dernière, je courais d’une conférence à un atelier. Même le stand Féminin bio, qui était finalement le plus animé, était moins agréable :  l’année dernière, de petits ateliers permettaient de rencontrer des spécialistes de divers sujets, en petits comités. Je me souviens notamment d’un atelier véritablement passionnant sur l’aromathérapie. Cette année, le stand accueillait la radio Fréquence Terre, ce qui est intéressant, mais beaucoup moins sympa pour les visiteurs, qui se sentent un peu exclus.
Mais dans l’ensemble, j’ai quand même passé une excellente journée, remplie de découvertes et de rencontres. J’ai pu échanger longuement sur les stands de France Nature Environnement ou Alter Eco. J’ai d’ailleurs noté que ces derniers proposent à présent du commerce équitable français, ce qui était une demande des consommateurs depuis plusieurs années. L’idée me plaît beaucoup.
Parmi mes trouvailles de cette année : le soda bio Com and B, vendu en supermarché (Auchan et Intermarché pour l’instant), les carrés démaquillants lavables Les Tendances d’Emma — que je vais tester dès ce soir ! — et le chocolat NewTree (vendu également en supermarché) qui compense toutes les émissions carbone en finançant des projets d’éoliennes, et qui propose surtout des parfums très originaux, comme le chocolat noir au poivre rose, au gingembre, à la lavande, ou au spéculoos et graines de lin. Parmi ceux que j’ai pu goûter, mes préférés étaient tout de même le noir-cassis et le noir-graines de lin.
Boucles d’oreilles en papier recyclé
Enfin, mon coup de cœur du salon était cette fois les bijoux en papier recyclés Wellpaper, vendus par la boutique en ligne Marron Rouge. Ils sont fabriqués en Inde, et sont vraiment super sympa ! Bon à savoir, si on s’abonne à la newsletter du site Marron Rouge, les frais de ports sont offerts pour la première commande. :-)
J’espère sincèrement que ce salon va durer et sera toujours présent l’année prochaine, car c’est pour moi un moment de plaisir, et cela permet de découvrir de nouveaux produits ingénieux ou innovants et qui me donnent toujours plus envie d’être écolo. Longue vie à Planète Durable !

Coach Carbone : mesurer ses émissions de CO2

Suite à mon billet sur l’Opération 10:10, j’ai décidé de mesurer ma consommation de CO2 grâce au Coach Carbone, lancé il y a quelques semaines par l’Ademe et la Fondation Nicolas Hulot.
 Cet outil vous permet d’estimer les émissions de gaz à effet de serre de votre foyer sur les 12 derniers mois et vous propose ensuite un plan d’action pour faire baisser ces émissions.  Il s’agit d’un questionnaire en ligne, composé de quatre grandes parties (Habitat, Transports, Alimentation, Équipement).
Le questionnaire
Après vous être inscrit sur le site, vous pouvez commencer à faire votre bilan. Il n’est pas nécessaire de tout remplir en une fois. Heureusement car, si le Coach Carbone estime la durée à 1h, cela peut prendre pas mal de temps. Il n’est pas aisé de répondre à ces questions : parfois il est nécessaire de chercher les informations demandées, parfois cela demande tout simplement un temps de réflexion et de calcul. Néanmoins, chaque fois qu’une page est remplie et que vous avez cliqué sur « suivant », cette page est enregistrée, ce qui signifie que vous pourrez revenir sur le questionnaire ultérieurement pour le compléter.
Il est également possible de revenir sur ce qui a déjà été rempli pour corriger vos réponses, et ce tant que vous n’aurez pas créé votre plan d’action. Toutefois, vous n’êtes pas limité à un questionnaire, et il sera toujours possible d’en faire un 2ème ou un 3ème.
Petit détail sympathique : il est possible de personnaliser le coach. Vous pouvez choisir un homme ou une femme, sa coupe de cheveux, la couleur de sa chemise et de sa peau.
Habitat
La première partie du questionnaire concerne l’habitat. Je vous conseille de vous munir des informations concernant votre logement avant de commencer, car on vous demandera des détails comme la hauteur sous plafond, ou la longueur des murs donnant sur l’extérieur. Les questions sont parfois assez techniques et j’avoue avoir eu plusieurs fois des doutes sur les réponses à donner. De plus, étant locataire, il me manquait certaines informations. Le bilan n’est donc pas vraiment précis. Mais dans certains cas, il n’y a pas la possibilité de répondre « je ne sais pas » ; il faut donc choisir une réponse.
Transports
Cette partie n’est pas évidente à remplir non plus, car elle nécessite d’interroger les membres du foyer — rappelons que le questionnaire ne concerne pas un individu, mais l’ensemble du foyer. Si vous possédez une voiture, munissez-vous de la carte grise, car on vous posera des questions très précises sur le modèle de la voiture. Il faut également avoir une idée des kilomètres parcourus sur les 12 derniers mois, et savoir combien de kilomètres ont été consacrés aux vacances, combien aux « loisirs » (les courses alimentaires faisant partie de cette catégorie), etc.
Le trajet domicile-travail est plus facile à calculer lorsqu’on a un emploi de bureau fixe. Mais comment remplir le questionnaire lorsqu’on a eu plusieurs activités sur les 12 derniers mois ou bien qu’on a changé plusieurs fois de lieu de travail (en intérim, par exemple) ? On voit ici les difficultés, et donc les limites de ce type de questionnaire : il ne convient pas à toutes les situations.

Alimentation
J’ai trouvé cette partie bien pénible à remplir. Là encore, il faut interroger les membres du foyer sur leur consommation, puisqu’on tient compte des repas pris à l’extérieur. On nous demande d’estimer en moyenne combien de fois par semaine on mange de la viande rouge, viande blanche, des légumes, des yaourts, des œufs, etc. Je sais bien que nous avons des habitudes de consommation, mais les choses ne sont pas si régulières, et tenter de faire ces calculs pour tout le foyer est vraiment fastidieux. Au final, je ne sais même pas quelle valeur donner à mes réponses. Cette partie m’a semblé la plus longue à remplir, car elle nécessitait de réfléchir pour chaque réponse.
Ce qui m’a surprise, c’est qu’aucune question n’est posée par rapport à ses achats, bio  ou non, local ou non. C’est pourtant un élément important pour le calcul des émissions de CO2.

Equipement
Cette partie était la plus facile à remplir. C’est assez rapide, et les appareils électro-ménagers d’un logement sont assez rapidement recensés. J’ai tout de même été surprise au sujet des ampoules qu’aucune précision ne soit demandée sur la puissance. On demande combien de lampes fluocompactes, à bulbe ou halogènes on possède, mais sans préciser le nombre de Watt de chaque ampoule, ce qui serait à mon sens une précision utile.

Résultat
Mon résultat n’est pas très glorieux. Les émissions de mon foyer se situent un peu en-dessous de la moyenne nationale, mais il est certain que c’est loin d’être satisfaisant.
Le reproche que je ferais au Coach Carbone, c’est justement qu’il calcule les émissions du foyer entier. Or tous les membres d’un même foyer ne vivent pas exactement de la même manière, que ce soit dans la façon de s’alimenter (notamment à l’extérieur) ou dans la consommation d’eau chaude ou  d’électricité. Or, l’opération 10:10 est bien un engagement individuel. Je souhaiterais donc pouvoir réaliser un calcul de mon bilan carbone individuel et ainsi construire mon propre plan d’action afin de diminuer mes émissions.

Sources :
Coach Carbone : http://www.coachcarbone.org/

Opération 10:10 : réduire son bilan carbone

Vous avez peut-être entendu parler de l’opération 10:10, lancée par la fondation Good Planet et médiatisée par le photographe Yann Arthus-Bertrand. Cette opération a pour but de faire baisser les émissions globales de CO2, en nous poussant tous à réduire notre bilan carbone de 10% en 2010 (d’où le 10:10). Chacun est invité à s’engager officiellement sur le site 10:10, qu’il s’agisse d’un individu, d’une famille, d’une organisation ou d’une entreprise.

Cette campagne a d’abord été lancée par la réalisatrice britannique Franny Armstrong et s’est ensuite étendue à de nombreux pays dans le monde, dont on peut trouver la liste sur le site 10:10 Global. En France, la campagne a été lancée officiellement le 5 juin dernier. Les médias en ont reparlé dernièrement, à l’occasion des festivités organisées le 10 octobre 2010 (10/10/10), date évidemment symbolique pour l’opération.

Pour participer à cette campagne, il suffit de s’inscrire sur le site 10:10. On s’engage alors à réduire de 10% ses émissions de CO2, par rapport aux 12 mois précédant la date d’engagement. Les entreprises, pour lesquelles la tâche est nettement plus ardue, peuvent choisir une date officielle d’engagement, comprise entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010. Le but est de réduire réellement ses émissions. La compensation carbone n’est donc pas valable pour cette opération. De plus, l’idée est de mettre en place des actions pérennes, et pas simplement de réduire ses émissions pour une année. D’ailleurs, 10:10  ne s’arrête pas en 2010 : l’objectif réel est de réduire de 10% chaque année.

C’est ici que les choses se corsent. Car si on part de très haut dans la consommation de CO2, c’est-à-dire si l’on n’applique jusqu’à présent aucun geste écolo, baisser de 10% ne sera pas trop difficile. C’est d’ailleurs le discours de 10:10 aux particuliers. En revanche, si l’on a déjà changé ses habitudes depuis quelques années, réduire encore ses émissions semble plus compliqué. Regardons, pour mieux comprendre, les 10 gestes proposés par 10:10 aux particuliers :

  • Faites du vélo
  • Economisez sur le chauffage (en abaissant d’1°)
  • Economisez sur l’électricité (avec des ampoules à économie d’énergie)
  • Prenez moins l’avion
  • Mangez mieux (de saison et bio)
  • Achetez des produits de bonne qualité (qui durent longtemps)
  • Achetez local
  • Jetez moins
  • Economisez l’eau
  • Agir rend heureux (passez du temps en famille pour moins consommer)
Ces conseils n’ont rien de très nouveau. Ce sont  les grands classiques des gestes écolos. Dès lors, si on applique déjà ces gestes, que pourra-t-on faire pour réduire encore ses émissions ?
Je souligne au passage que le lien entre le geste proposé et les émissions de CO2 n’est pas toujours clair. Si on arrive à comprendre relativement facilement  le lien entre réduction des déchets et CO2 (les fumées des usines, par exemple), en ce qui concerne les économies d’eau, c’est moins évident. On a l’impression que ce sont simplement des gestes écolos qui sont proposés, et pas des gestes ayant pour but de réduire son bilan carbone. Quant au geste « agir rend heureux », je trouve l’image un peu gentillette. Oui, cela peut être très valorisant d’être dans l’action, mais je doute que ce soit un argument valable pour la plupart des gens (hormis ceux qui sont déjà convaincus). Ensuite, affirmer que passer du temps en famille, c’est moins consommer me semble assez peu réaliste. Car aujourd’hui le temps passé en famille est souvent lié à la consommation (de biens, de loisirs).

Malgré ces quelques critiques, je trouve que l’initiative est bonne, et je me suis engagée  à diminuer ma consommation de CO2. Très honnêtement, je pense que la tâche ne sera pas évidente, car j’applique déjà la plupart des gestes proposés. Il me faudra donc aller plus loin, et cela nécessitera sans doute d’approfondir le sujet des émissions carbones. Car pour pouvoir les réduire, encore faut-il en avoir pleinement conscience. De plus, pour prétendre diminuer de 10% mon bilan carbone, il est avant tout nécessaire de savoir quelle quantité j’émets jusqu’à présent. Ce sera pour moi l’occasion d’expérimenter les différents tests de bilan carbone.

Consommation électrique des PC

Suite à mon billet sur la consommation électrique des appareils high-tech, et pour les plus geeks d’entre vous, je propose un petit compte rendu de la consommation des différents composants d’un PC, toujours d’après les tests de Canard PC. J’ai pris comme référence l’utilisation d’un PC pour la bureautique ou le surf sur Internet, ce qui me semble être l’usage le plus répandu. Je renvoie les gamers vers le dossier de Canard PC, qui leur permettra de faire leur configuration en toute connaissance de cause.
J’ai donc découvert dans ce dossier qu’un ordinateur utilisé pour faire de la bureautique ou pour surfer sur Internet est un ordinateur « au repos » (idle, en jargon geek), l’ordinateur étant « à pleine charge  » lorsqu’on joue. La consommation totale (sans l’écran) d’un ordinateur en idle va de 55 W pour un PC d’entrée de gamme (d’après les configurations de Canard PC, évidemment) à 140 W pour un PC haut de gamme.
Ce qui consomme le plus, ce sont la carte graphique (ou GPU) et la carte mère, qui représentent chacune 25% de la consommation totale. Viennent ensuite ex-æquo le processeur (ou CPU) et l’alimentation. Enfin la mémoire et le disque dur consomment peu, et les clavier/souris quasiment rien.
Les dernières cartes graphiques consomment énormément d’énergie, jusqu’à 300W en pleine charge. Il faut également noter que certaines consomment jusqu’à 60 W en idle, ce qui peut représenter la moitié de la consommation totale du PC.
 
Le sujet de l’alimentation est particulièrement intéressant, car c’est l’élément qui gaspille le plus d’énergie. En effet, le bloc d’alimentation doit convertir la haute tension provenant du secteur en basse tension pour alimenter l’ordinateur. Mais le rendement de cette conversion est loin d’être de 100%, d’où une perte d’énergie, sous forme de chaleur. Par exemple, pour délivrer 200 W de courant à l’ordinateur, l’alimentation va consommer 250 W sur le secteur. Il y aura donc 50 W de perdus.
Il existe une norme sensée améliorer le rendement des alimentations : la norme 80 Plus. Par exemple, la norme 80 Plus Gold, la plus contraignante, exige une efficacité jusqu’à 90% à mi-charge. Là où les choses se compliquent, c’est que le rendement est meilleur si la charge est importante, et que le rendement minimum exigé n’est qu’à partir de 20% de charge. Par exemple, si on a une alimentation de 850 W, à 20% de charge, elle délivrera 170 W. Cependant, la consommation moyenne en idle est de 80 W. Or, en dessous de 20% de charge, le rendement est médiocre. Ce qui signifie qu’en utilisant une alimentation de 850 W pour faire de la bureautique, on gaspillera énormément d’énergie.
Il convient donc de choisir une alimentation en fonction de son utilisation. Et pour un usage bureautique / surf, il ne sera pas nécessaire de choisir une alimentation très puissante. Canard PC recommande de calculer la puissance nécessaire à son PC puis d’ajouter 40 à 60% pour sélectionner son alimentation. Ainsi, si le PC consomme 320 W au maximum (ce qui est déjà beaucoup), une alimentation de 450 à 550 W suffira.
 
Les disques durs ne consomment pas énormément. Il existe des disques durs « green », qui sont en fait de vieux modèles. Ils ne présentent vraiment pas d’intérêt puisqu’ils sont plus lents, et que la différence de consommation n’est que de 1 à 3 W. Le top du disque dur (écolo) est en fait le SSD, qui ne consomme jamais plus d’1W.
Enfin les moniteurs LCD (de 17 à 28 pouces), dont on pourrait penser qu’ils consomment énormément, sont plutôt raisonnables. En veille, ils consomment entre 0,85 et 2 W. On peut ajouter qu’il y a encore cinq ans, c’était plutôt 5 à 8 W. De nets progrès ont donc été réalisés par les constructeurs.
Pour ce qui est de la consommation en fonctionnement, il faut différencier les « vrais » moniteurs, c’est-à-dire qui ont été conçus pour un usage informatique, des télés recyclées en écran de PC. Les premiers consomment de 35 à 45 W, alors que pour un TV/moniteur de 27/28″, il faut compter 75 W en moyenne.
C’est en fait le rétro-éclairage qui consomme le plus. On peut retenir que chaque pourcentage de luminosité supplémentaire se traduit par 1 W de consommation en plus.
Ce dossier de Canard PC est donc vraiment riche en information, même s’il s’adresse évidemment plutôt à des spécialistes. Mais il est tout de même intéressant de savoir quels composants consomment le plus dans nos ordinateurs. Et je retiens surtout qu’en matière de PC, vouloir absolument le haut de gamme est inutile ; il convient d’acheter ce qui correspond le mieux à notre utilisation.
Source :
Canard PC Hardware n°5 (juillet-août 2010), « High-Tech : la gabegie énergétique », p38-51.

Consommation électrique de nos appareils high-tech

Le numéro de juillet-août de Canard PC Hardware propose un très intéressant dossier sur la consommation électrique de notre matériel high-tech branché sur le secteur, c’est-à-dire les ordinateurs évidemment, mais aussi les box ADSL ou les consoles de jeux. Je vous propose donc un compte-rendu de ce dossier, qui est certes très technique, mais qui fourmille d’informations utiles et accessibles à tous.


Le dossier commence par un article général, puis détaille les consommations matériel par matériel : les différents composants des ordinateurs (carte graphique, carte mère, alimentation, etc.), les périphériques (enceintes, imprimantes) et enfin les box et consoles de jeux. Si j’ai essayé jusqu’à présent d’éviter de vous assaillir de chiffres, cette fois-ci, il me semble indispendable de les utiliser, compte tenu du sujet.

J’ai décidé de vous présenter les résultats de Canard PC en deux parties, la première (ce billet) s’adressant à tous, et la deuxième étant plutôt réservée aux spécialistes, ceux qui vont choisir leur matériel informatique composant par composant.

On apprend donc dans ce dossier que nous avons tous en moyenne 20 appareils branchés au secteur 24h/24, ce qui représente une consommation de 150 à 250 Watts en permanence. Pour avoir une idée de ce que cela nous coûte, on peut considérer que chaque watt de consommation 24h/24 (en mode veille, par exemple) revient à 1€ par an. Multiplié par le nombre d’appareils branchés, cela commence à faire une petite note tout de même. D’autant que de nombreux appareils consomment plus d’1 W en veille. Par exemple, le micro-onde testé par le magazine consomme 3,4W en veille, simplement pour afficher l’heure.

En ce qui concerne les imprimantes, on remarque un grand écart de consommation entre les jet d’encre et les laser. Les imprimantes à jet d’encre consomment très peu en veille (moins de 4W) et raisonnablement en fonctionnement (entre 60 et 130W). Il faut noter que plus il y a de suppléments (type écran LCD), plus elles consomment. Les imprimantes laser, elles, consomment entre 650 et 1000 W en fonctionnement ! Ceci s’explique par le fait qu’il faut chauffer le « four », ce qui réclame beaucoup d’énergie. Mais le véritable problème des lasers est le mode veille. En veille, l’imprimante consomme 6 à 8 W, ce qui est déjà pas mal. Mais surtout, on remarque un pic de consommation très régulier, ceci afin de maintenir l’imprimante « au chaud ». Ainsi, les tests ont révélé une consommation de 860W pendant 4 secondes, et ceci toutes les 56 secondes ! Pour moi, la conclusion est évidente : il ne faut absolument pas laisser une imprimante en veille. Il convient de l’allumer uniquement lorsqu’on en a besoin, et de l’éteindre immédiatement après. Nous ne sommes quand même pas si pressés, n’est-ce pas ?

Ce qui pose problème avec les enceintes des ordinateurs, c’est également leur mode « veille ». On remarque en fait, que même éteintes, elles continuent à consommer une quantité non négligeable d’électricité. Alors qu’elles consomment en moyenne 17 à 25 W en fonctionnement, les enceintes Logitech testées par Canard PC continuent à consommer 11 W lorsqu’elles sont éteintes. Difficile de faire des économies dans ces conditions.

Le sujet particulièrement intéressant et problématique soulevé par ce dossier est celui des box ADSL et décodeurs TV. Ces appareils sont en effet connectés 24h/24 et il nous est impossible de les éteindre. Canard PC a testé les box et décodeurs Free, Orange, SFR et Darty. Les box ADSL des trois premiers consomment à peu près autant, c’est-à-dire 9 à 10 W. A noter chez Free que si l’on déconnecte le wi-fi, on gagne presque 2W/heure. Mais ce qui  est vraiment scandaleux, ce sont les décodeurs TV, qui consomment de 10 à 13W lorsqu’ils sont allumés, et seulement 2 ou 3 W de moins lorsqu’ils sont en veille. En effet,  certains fabricants « simulent » la veille, en se contentant d’éteindre l’affichage. En réalité, l’appareil continue à consommer allègrement. La facture annuelle d’électricité pour le couple box + décodeur tourne tout de même autour des 20€. La palme revient à Darty, avec un décodeur qui consomme 21 W allumé et 19 W en veille; la facture annuelle s’élevant là à 30€…

Enfin, au sujet des consoles de jeux, on notera une consommation en veille raisonnable (2W) pour laXbox 360 ou la Playstation 3, mais il faut également ajouter que toutes les consoles vendues ne sont pas identiques. Ainsi, la dernière version de la Xbox consomme 20 à 30% moins d’énergie que les premiers modèles. De même pour la Playstation 3, on est passé de 167 W en jeu pour le modèle 2006, à 55 W pour le modèle 2010. La Wii quant à elle consomme assez peu en fonctionnement comparée aux autres (20 W) , mais elle est se fait remarquer par sa consommation en veille (10 W). Ceci est dû au service Wiiconnect24, qui sert à récupérer des informations à tout moment de la journée. Si on désactive ce service, la consommation en veille redescend à 3 W.

Alors que peut-on en conclure ? Si en ce qui concerne les box et décodeurs TV, nous ne pouvons qu’espérer un effort de la part des constructeurs, en ce qui concerne les ordinateurs et leurs périphériques, il nous reste toujours la possibilité de les éteindre totalement, en les branchant à une multiprise munie d’une alimentation, et en éteignant cette multiprise lorsque nous n’utilisons pas l’ordinateur. Canard PC propose une version plus moderne et plus pratique : la multiprise maître-esclave. Vous connectez votre PC sur la prise maître et les périphériques sur les prises esclaves. Lorsque l’appareil maître est en veille, tous les esclaves sont déconnectés totalement. Si cette solution semble intéressante pour un PC, il me semble que ce n’est pas valable pour la télévision, car un enregistreur/magnétoscope ou le décodeur TV ne pourront jamais être déconnectés, sous peine de ne jamais pouvoir enregistrer un programme. Quant aux autres appareils  en veille (micro-onde, machine à café, etc.), chacun pourra s’interroger à savoir si le gain de temps ou la facilité d’usage vaut réellement ces quelques euros dépensés en plus… 
Source :
Canard PC Hardware n°5 (juillet-août 2010), « High-Tech : la gabegie énergétique », p38-51.
 

Poissons : on achète quoi ?

Nous avons tous entendu parler des problèmes de surpêche, et nous savons que certaines espèces de poissons sont menacées d’extinction pour cette raison. L’espèce en danger la plus médiatisée, c’est évidemment le thon rouge. Aujourd’hui quasiment tout le monde (écolo comme non écolo) sait qu’il ne faudrait plus en manger. Mais ce n’est évidemment pas la seule espèce en danger.
Pour ma part, si je sais depuis longtemps que de nombreuses espèces de poissons ne devraient plus être consommées, j’avoue avoir du mal à en retenir la liste. J’ai trouvé il y a quelques temps l’éco-guide du WWF, très pratique car on peut le glisser dans son sac, pour l’avoir toujours sous la main quand on fait ses courses. Le problème, c’est qu’arrivée au rayon poissonnerie, je ne trouve quasiment rien figurant dans la liste verte, tout juste quelques espèces de la liste orange. Au final, je ne sais plus quoi acheter. Je suis persuadée que la liste verte du WWF pourrait être allongée, et j’ai besoin de savoir ce que je peux acheter à la poissonnerie sans nuire à l’environnement.
Une chose est certaine, je ne vais pas pouvoir vous présenter une solution toute simple : en effet, acheter du poisson « durable » est très compliqué ! On ne peut pas se contenter de dresser une liste des poissons à  consommer ou à éviter. Grâce à un article du site Eauzone.tv, ainsi qu’à la fiche-produit du site Mes Courses pour la Planète, j’ai relevé les 6 critères importants :
  • pour savoir si l’espèce est menacée, il faut connaître son nom scientifique.
  • l’origine du poisson est très importante. Par exemple, si les stocks de  sole sont en général très faibles, on peut tout de même consommer sans complexe la sole issue de la Manche orientale (sole de Hastings dans l’éco-guide du WWF).
  • la technique de pêche compte également. Le chalutage est une technique très destructrice : un filet est traîné par un navire et racle le sol, détruisant les fonds et tout ce qui y vit. D’ailleurs, 1/3 de ce qui est pris par le filet est considéré comme « annexe », c’est-à-dire non commercialisable, et est rejeté, mort, dans la mer. Il vaut mieux privilégier la pêche à la ligne.
  • le critère de taille du poisson doit être respecté. Idéalement, il faudrait attendre que les animaux aient atteint une taille suffisante pour la reproduction. Mais cette taille est bien supérieure à la taille minimale exigée pour la commercialisation.
  • il faut privilégier le label MSC (Marine Stewardship Council) quand on le trouve, ce qui n’est pas encore si fréquent.
  • il ne faut pas consommer de poisson pêché pendant les périodes de reproduction. On trouve un calendrier de ces périodes dans le guide « Et ta mer, t’y penses » de Greenpeace.

De ces critères, je retiens surtout qu’il va falloir se rappeler à la fois le nom des poissons à privilégier / éviter, ainsi que leur origine, et qu’il faudra se renseigner auprès du poissonnier pour savoir comment ils ont été pêchés. Je comprends mieux pourquoi le conso-guide du WWF est si compliqué à lire.

Pour ce qui est des poissons, je retiens tout de même que la première espèce menacée est le cabillaud, parce que la plus consommée au monde. Au rythme où l’on va, l’espèce sera éteinte en 2020. A l’inverse, dans une vidéo du site Eauzone.tv, j’apprends qu’on peut manger sans hésiter du maquereau, du lieu noir ou du lieu jaune.
Enfin, je découvre le Guide Alliance Produits de la Mer. Ce guide est extrêmement complet, mais il s’adresse principalement aux professionnels, comme les restaurateurs, qui sont amenés à acheter de grandes quantités de poissons. Je ferai un compte rendu de ce guide dans un prochain billet.
A l’issue de ce billet, j’ai le sentiment d’avoir peu avancé. Mais cela reflète une réalité : aller à la poissonnerie est devenu tout sauf simple et acheter du poisson issu de la pêche durable nécessite d’ingérer un grand nombre de connaissances sur le sujet ! Je vais donc continuer à faire mes courses avec l’éco-guide du WWF (et je vous invite à l’imprimer pour faire de même), en attendant de devenir une experte des poissons, mollusques et crustacées !

Sources :
- Eauzone.tv : « 5 repères pour consommer du poisson durable » http://bit.ly/bwOv6x
- [vidéo] Eauzone.tv : Maquereaux à gogo ! » http://bit.ly/ccH36C
- Mes Courses pour la Planète : Fiche-produit « le poisson » http://bit.ly/9URb4B
- Conso-guide WWF « Pour une pêche durable » http://bit.ly/ateoS9
- Guide Greenpeace « Et ta mer, t’y penses » http://bit.ly/9Y0eXE
- Guide Alliance Produits de la mer 2010 http://bit.ly/bk5DXP