Ma poubelle est un trésor

Ce documentaire extrêmement riche et passionnant traite du problème des déchets. Il y expose la problématique actuelle et présente différentes  solutions, trouvées en France et dans le monde.
La problématique est simple : nous produisons beaucoup trop de déchets, à tel point que d’ici quelques années, en France, il sera impossible de tout enfouir ou incinérer. En effet, jusqu’à présent, la réponse la plus courante est l’incinération des déchets. Mais elle a deux conséquences néfastes : d’une part, les usines rejettent des fumées toxiques, et d’autre part, il reste toujours les résidus solides — appelés « mâchefers » — qui sont également toxiques et qu’il faut bien stocker quelque part.

D’où une première conclusion évidente : il est nécessaire de moins incinérer, et plus généralement de produire moins de déchets. Le documentaire expose alors différentes solutions, que nous connaissons tous, comme le recyclage — en abordant la question du tri sélectif et du compostage — ou l’éco-conception. L’intérêt du film est qu’il présente de nombreux exemples de ce qui se fait déjà partout dans le monde.
La dernière partie aborde une autre question importante : celle des déchets non triables non réutilisables, appelés « micro-polluants« . Ce sont des déchets issus notamment de notre vie quotidienne, comme les molécules synthétiques de nos cosmétiques qui se retrouvent dans les eaux. Ce sujet est véritablement pertinent car il est beaucoup plus difficile d’agir en la matière. En effet, comment éviter la pollution des eaux (et de leurs habitants) par nos médicaments ?
Loin de nous proposer des solutions miracles, ce documentaire a donc le mérite de nous exposer les imperfections de ces réponses, et de montrer qu’il reste beaucoup à faire en matière de recyclage et de gestion des déchets. La conclusion dit même que nous n’en sommes qu’au début, et que le but serait d’arriver à reconstituer un écosystème. C’est d’ailleurs ce que fait l’Agence Spatiale Européenne avec son programme « Melissa » : une petite Terre a été recréée à l’échelle d’un laboratoire. On souhaite vraiment que des idées révolutionnaires en sortent, afin de nous aider à régler cette épineuse question des déchets.

Source : Ma poubelle est un trésor, Martin Meissorier et Pascal Signolet, 2010. http://bit.ly/91oiQ7 (extrait). Nombreux extraits sur la chaîne YouTube de l’Ademe.

Charte Cosmébio : les ingrédients

Cosmébio est une association créée en 2002 qui compte aujourd’hui plus de 200 adhérents pour plus de 4000 produits certifiés. J’ai lu la charte Cosmébio qui expose les grands principes de la cosmétique bio. L’idée générale est de fabriquer des cosmétiques tout en respectant l’environnement de manière globale, ce qui signifie que tout est important : du choix des ingrédients au processus de fabrication, en passant par l’emballage.

Ce que je remarque en premier lieu, ce sont les critères stricts dans le choix des ingrédients, ainsi que dans les procédés de transformation de ces ingrédients.
En effet, Cosmébio privilégie les matières premières végétales, de préférence biologiques, et exclut toute utilisation des OGM. 
Les matières premières minérales sont également acceptées, mais elles doivent être extraites dans des conditions respectueuses de l’environnement.
Les matières premières animales, c’est-à-dire extraites d’animaux vivants ou morts, sont interdites, et les sous-produits animaux (ex : miel, lait, cire d’abeille…) ne sont autorisés que s’ils ne mettent pas en cause directement la vie des animaux.
Les ingrédients de synthèse sont exclus, notamment les parfums et colorants synthétiques, les silicones et les ingrédients issus de la pétrochimie. Seules quelques conservateurs synthétiques sont autorisés, mais ils font partie d’une « liste positive », c’est-à-dire d’une stricte liste d’ingrédients.
Mais ce que j’ai découvert, ce sont les procédés de transformation des matières premières qui sont autorisés ou exclus. J’ai notamment compris leur importance sur le site de Cosmébio,  dans un petit tableau qui explique les termes employés en cosmétologie bio.
Selon Cosmébio, un ingrédient « bio » ou « naturel » est un ingrédient qui n’a pas été transformé, ou uniquement par des procédés physiques (ex : séchage, broyage, pression à froid, macération). 
Un ingrédient qui a subi une transformation chimique est dit « d’origine naturelle« . Pour Cosmébio, les seuls procédés autorisés sont des procédés chimiques simples, comme la fermentation ou l’oxydation, ou certains procédés chimiques complexes comme la saponification. Mais les procédés tels que la décoloration, la désodorisation ou l’irradiation sont interdits. 
Les ingrédients de synthèse pure sont dits  « non naturels« . Certains sont autorisés à condition d’être non polluants.
Cette première approche du label Cosmébio peut paraître technique et complexe, mais cela montre qu’il ne suffit pas de choisir des ingrédients issus du monde végétal pour faire un produit « naturel ». C’est essentiellement le mode de transformation du produit qui importe. Ainsi, si un ingrédient cultivé en agriculture biologique est transformé par un procédé chimique tel que la décoloration ou la désodorisation, il sera dénaturé et n’aura sans doute pas le même intérêt. C’est du moins le point de vue de Cosmébio.
A ce stade, et n’étant pas chimiste, je ne peux que me contenter de suivre et d’approuver ce point de vue. Cela dit, j’ai à présent envie d’en savoir plus et suis prête à m’intéresser d’un peu plus près à ces procédés de transformation. Pourquoi certains procédés sont exclus par Cosmébio et d’autres pas ? Et les autres labels ont-ils les mêmes définitions d’un ingrédient « bio » ou « naturel » ? Voilà les questions auxquelles je vais à présent tâcher de répondre.