Cosmétiques bio : la ronde des labels

En matière de cosmétiques bio, on remarque l’apparition de nouvelles marques ou de nouveaux produits à peu près toutes les semaines. Il s’agit là d’un véritable phénomène de mode, ou plus exactement de marketing. Les fabricants de cosmétiques ont bien noté l’engouement des consommateurs pour des cosmétiques plus naturels et exempts de certains ingrédients, notamment les parabens. Face à cette offre pléthorique de produits, il devient indispensable de comprendre ce que l’on achète et de séparer le bon grain de l’ivraie.

Je ne vous cache pas que la thématique des cosmétiques bio est l’un de mes sujets favoris. J’ai donc déjà certaines connaissances sur le sujet. Et pourtant, je me pose encore de nombreuses questions, et je crains surtout de me faire rouler, en achetant des produits qui ne correspondent pas à mes attentes, c’est-à-dire des produits écologiques et de qualité.
Il convient tout d’abord de différencier les produits naturels des produits bio. Alors que le grand public utilise souvent le terme bio à tout va, je ne considère comme bio que les produits labellisés. Les produits dits naturels sont simplement des produits dont les ingrédients sont majoritairement issus des plantes et non de la chimie. Mais cette notion est très floue, puisqu’il n’y a aucune réglementation en la matière.
Les produits labellisés suivent un cahier des charges. Ils sont donc plus rassurants pour celui ou celle qui cherche des produits vraiment naturels car en général, l’utilisation d’ingrédients issus de la chimie est très limitée. Mais c’est là que les choses se compliquent, car le nombre de labels apposés sur les cosmétiques est étourdissant.

En France, le plus connu est celui de Cosmébio : on le trouve sur la plupart des cosmétiques bio vendus en France. Mais il existe également le label allemand BDIH, qu’on trouve sur les marques allemandes comme Logona ou Lavera. Il est souvent plus discret et à l’arrière de l’emballage, contrairement au Cosmébio qui est très visible. Il existe également les labels Ecocert et Nature et Progrès. Et le petit dernier, c’est le label européen NaTrue : il est né d’une volonté de créer un label unique, valable pour tous les cosmétiques bio en Europe. Mais à ce jour, il ne semble pas avoir convaincu grand monde et, à ma connaissance, la seule marque portant le label  NaTrue est Weleda.

Connaître ces labels permet certes d’identifier les produits en magasin, mais cela ne nous dit rien sur leurs points communs ou leurs différences. De même, au sein d’un même label, tous les produits ne sont pas comparables ; il y a forcément des différences de qualité entre les produits certifiés Cosmébio, le label que nous rencontrons le plus souvent. Je vais donc m’informer sur les cahiers des charges de ces divers labels afin de trouver les éléments qui permettront de sélectionner les meilleurs produits.

Boîtes à oeufs : recyclables ou pas ?

Je me pose cette question car ma communauté de communes nous indique de ne pas mettre les boîtes à œufs dans le tri sélectif. Or Eco-emballages affirme le contraire. Alors faut-il les mettre au tri ou pas ?

Après une rapide recherche sur Internet, je m’aperçois qu’effectivement certaines communes indiquent de mettre les boîtes à œufs au tri, les classant avec le papier et le carton,  alors que d’autres indiquent de les jeter avec les ordures ménagères.

Alors pourquoi cette différence ? Je cherche alors à comprendre comment sont fabriquées ces boîtes. Je trouve un article qui mentionne l’entreprise Ecofeutre, qui fabrique des boîtes à œufs à partir de journaux et magazines recyclés. S’il s’agit simplement de papier recyclé, pourquoi ne pourrait-on pas les mettre au tri ?
Sur le site d’Ecofeutre, j’en apprends un peu plus sur la fabrication des boîtes. Elles sont fabriquées en cellulose moulée. La cellulose est une fibre naturelle qu’on trouve dans les végétaux, par exemple le bois. Elle sert notamment dans la fabrication de pâte à papier. Les boîtes à œufs sont donc tout simplement de la pâte à papier moulée, puis séchée.
Ne trouvant pas plus d’explication sur les raisons qui empêcheraient le tri des boîtes, je décide de contacter Eco-Emballages pour leur poser la question : ils me confirment que les boîtes d’œufs en cellulose sont recyclables. Alors comment expliquer que certaines collectivités indiquent de ne pas les mettre au tri ? La seule explication plausible viendrait d’une confusion avec les boîtes à œufs en plastique, qui, elles, ne sont pas recyclables. Cette confusion me surprend quand même car il est largement plus courant de vendre les œufs dans des boîtes en carton.
La conclusion de cette histoire est que les boîtes à œufs sont bien à mettre dans le poubelle de tri, et qu’il s’agit même d’un produit particulièrement écologique puisqu’il est réalisé à partir de papier recyclé, qui sera à nouveau réutilisé.
Sources :
Eco-Emballages : http://bit.ly/7F1m4
Vidéo : « Cellulose moulée. Comment c’est fait ? » http://dai.ly/bbBwEt
Sujet de mémoire sur la cellulose moulée : http://bit.ly/bQ8ynP