Eco-gestes : une question d’effort ?

 Adopter des pratiques écolo, est-ce facile ? Beaucoup nous disent que oui. Pourtant, on observe un décalage manifeste entre la prise de conscience qu’il est nécessaire de changer ses habitudes, et le passage à l’acte. Pourquoi ? Peut-être parce que certains gestes demandent plus d’effort que d’autres.

Selon moi, on peut classer les éco-gestes en trois catégories, selon l’effort à fournir :
  • facile : ce sont tous les gestes qui ne réclament aucun changement d’habitude, tout juste un changement de produit. Par exemple, remplacer sa lessive habituelle par une lessive écologique. L’offre étant maintenant importante dans les supermarchés, il n’est même pas nécessaire de changer de boutique.
  • moyen : ce sont les gestes qui réclament de modifier ses habitudes. Ils exigent plus d’effort, plus de volonté, parce que cela demande souvent du temps. Par exemple, arrêter l’eau sous la douche quand on se savonne, ou éteindre la lumière en sortant d’une pièce. « Les habitudes ont la vie dure », dit-on.
  • difficile : ce sont les gestes qui vont réclamer un effort particulier, qui marquent une volonté particulière de celui qui les adopte. Par exemple, apporter ses appareils usagés en déchetterie, ou ses bouteilles de verre dans un container.
Entendons-nous bien : pour moi, certains gestes de la catégorie « difficile » ne le sont pas forcément, mais cela vient du fait que je suis très volontaire sur le sujet. Cependant, j’ai conscience que pour beaucoup de gens, cela demande un effort qu’ils ne sont pas prêts à fournir.
Et c’est bien tout le problème des éco-gestes. Ceux qui sont convaincus de la nécessité de modifier notre façon de vivre ne trouvent pas que cela soit difficile à faire ; les autres, si. Ainsi, pour convaincre le plus grand nombre de changer ses habitudes, il faudra leur proposer un maximum de gestes « faciles », les encourager à mettre en place les gestes « moyens », mais aussi comprendre leur réticence à adopter les gestes « difficiles ».
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