Si beau le bio ?

Ce documentaire, diffusé sur France 5 il y a quelques mois, a le même objectif que le blog Savoir Vert : il s’agit de comprendre ce que signifie acheter un produit « bio ». La réalisatrice part alors à la rencontre d’agriculteurs bio, d’une auditrice d’Ecocert qui réalise des contrôles, ou d’agriculteurs certifiés Nature et Progrès. Le sujet des cosmétiques bio est également abordé, mais moins longuement.
Regarder ce documentaire au moment même où je suis plongée dans la lecture de la réglementation européenne sur le bio (ou « la » bio, c’est selon) est particulièrement instructif. J’y apprends que cette réglementation permet une harmonisation du bio en Europe, depuis le 1er janvier 2009, mais que de nombreux agriculteurs bio français sont insatisfaits car ce cahier des charges est moins exigeant que ne l’était le cahier des charges français. Notamment, il autorise la présence d’OGM jusqu’à 0.9%, en cas de contamination par une parcelle voisine.
Je vais être particulièrement attentive à ces questions, car c’est bien tout l’intérêt de cette recherche : qu’est-ce qu’un produit bio ? La réponse à cette question sera différente selon la réglementation appliquée, mais peut-être aussi selon l’agriculteur qui va produire ces denrées. Car rien ne l’empêche d’aller plus loin que ce que la réglementation exige.
Pour revenir sur le documentaire, j’y ai appris quelques informations importantes : par exemple, sur les marchés, les vendeurs de produits bio doivent avoir un certificat délivré par Ecocert. Vous êtes en droit de leur demander. Et si les étiquettes présentant le label AB ne sont pas visibles sur les étals, soyez méfiants car certains vendeurs profitent de l’engouement pour le bio.
Enfin, même si le documentaire fait état de quelques fraudes, comme la vente de fausse viande bio par un éleveur ou l’importation d’un soja bio chinois contaminé à la mélamine, la réalisatrice reconnaît que l’agriculture biologique est aujourd’hui l’une des filières alimentaires les plus sûres.
Source : Si beau le bio ?, Elsa Margout, 2009.
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